Pour une entreprise, un site internet, ou un site de e-commerce, ça doit rapporter. C’est un outil.
Et pour rapporter, il faut le placer dans un minimum de stratégie.
Le processus (quel grand mot !) de réflexion pour la création d’un site internet ne doit pas s’arrêter à « si j’ai un site, les gens vont me voir, si les gens me voient, c’est gagné. Donc, « juste un site », ça suffit. ».
IDEE RECUE NUMERO 1 : un site, c’est facile, un site ne coute rien, ceux qui ne sont pas d’accord sont des voleurs.
Avec cette réflexion, on se fait faire un site rapide, vraiment pas cher, qui va présenter la société, l’équipe, le savoir faire sur quelques pages maximum, et éventuellement quelques produits, charge ensuite à l’entreprise de créer elle-même son contenu. On laisse le prestataire se charger de la conception, sans lui donner de directive (« j’en sais rien ce que je veux, c’est vous le ninformaticien ! »). Ce qui lui permettra de ressortir un semblant de cahier des charges préfabriqué usé jusqu’à la marge.
Et ce site vous ressemble ? Pas sur. Mais bon, un site internet, c’est un site internet. Ça suffira bien.
Et après ?
Ben c’est tout. Y’a pas d’après.
Bon. Résultat 1, j’ai un site, les gens ne me voient pas.
Imaginons, par hasard, que le site soit visible un minimum . Donc c’est gagné.
Alors pourquoi ils ne me contactent pas ? Et c’est qui, ce visiteur du dimanche ? Il cherchait quoi ? Des huitres ? Il lui plait pas mon site ?
Parce que « les gens », ça ne veut rien dire. A-t-on regardé, avant de faire le site, qui il fallait attirer ? Non ? Zut alors.
Bon. Résultat 2, j’ai un site, y’a des gens, mais je ne les intéresse pas.
Imaginons, par hasard, que ce minimum (mais suffisant) de gens recherche effectivement un de mes produits. Mais le produit recherché n’est pas sur le site (on ne pouvait pas mettre les 754 références, quand même, c’est du travail !).
Avant d’appeler, le « gens » va voir sur le site un peu en dessous, ou au dessous, sur la page de résultat Google. Ha, mon-produit-que-je-cherche. Ha, une photo. Ha, un prix. Bon j’appelle.
En plus, le site était visiblement plus pro, c’est forcément mieux.
Bon. Résultat 3, j’ai un site, y’a des gens, je les intéresse, mais je ne suis pas le seul.
Pas de bol, quand même !!
Résultat de l’expérience à pas cher :
Le prestataire m’a fait un site qui ne vend pas.
C’est trop nul Internet, ça ne sert à rien.
Des euros pour rien.
Je l’ai toujours dit : un succulent rôti de bœuf dans le filet à 28,90 € le kilo, c’est moins cher qu’un steak de carne à 11,90 € le kilo.
Bilan : si vous ne savez pas pourquoi il vous faut un site internet, alors il ne vous en faut pas. Gardez vos sous.


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