Même si le “web analytic” n’est pas mon “coeur d’offre” (pour rappel, Wizeoo est une web-société plutôt tournée vers le projet web et la création des outils Web pour le commerce), le sujet est à mon sens un des plus passionnants qui soit dans la foultitude des métiers tournant autour du e-commerce.
C’est donc en amateur éclairé (en tout cas, j’aime à le penser), que je discute aussi souvent que possible du sujet avec des spécialistes.
Issu du monde informatique pour la distibution, j’ai baigné tout petit dans les calculs de stocks optimaux, de ventes potentielles et autres prévision de ventes. Vous ne voyez pas la différence ? Venez me voir, on en parle …
Les retailers “physiques”, les chaines de magasins par exemple, n’ont à leur disposition que la misérable cellule de comptage à l’entrée du magasin, qui divisera le nombre de tickets.
Sur Internet, on voit que l’internaute a demandé sa route en chemin (”Hé, Google, c’est où pour un bonnet tendance pour ma femme ?”), est entré par la grande porte et s’est immédiatement dirigé vers le rayon “Bonnet péruvien”.
Une fois là, il a pris en main 3 bonnets, a examiné le premier pendant 16 secondes, l’a reposé, à regardé les deux autres plus rapidement (respectivement 8 secondes et 11 secondes), et revenu sur le premier et l’a mis dans son panier.
Il a ensuite fait la queue à la caisse (toujours dispo sur internet), et s’est enquis auprès de l’hôtesse du délai de livraison. Suite à cela, il a laissé sur place le bonnet et est reparti …
On voit tout, on sait tout, on peut tout analyser … voir parfois un peu trop.
Alors quand on associe à cette manne de données une attitude pragmatique, humble et pleine de curiosité, le gain est forcément au rendez-vous.
Pour le bonnet, en magasin, rien. On le retrouve simplement sur un tas de pull.
Nicolas Malo, s’est donné comme mission d’évangéliser la France et l’Europe. Déjà organisateur des Mercredi des Webs Analytics de Lille (prochaine session le 18 mars pendant les Nord-It Days), il met en oeuvre ici une formule un peu différente, moins conférencière et plus interactive.
le principe ?
Qui fait l’ordre du jour ? Nous.
Qui intervient ? Nous, encore.
Comme si on avait pas assez de boulot !
Un wiki est à disposition et permet de déposer les thèmes que l’on souhaite aborder, ou voir aborder. Il est ensuite possible de se positionner sur un des thèmes, de le présenter, de l’animer
Les présentations sont courtes, plutôt basées sur des retours d’expériences et ça, c’est vraiment appréciable.
Nicolas a ouvert le bal sur les règles d’or du Web analytics, un rappel sur quelques … disons lignes de conduite plutôt que règles, comme savoir ce que l’on mesure, ou encore privilégier les indicateurs optimisables (ben ouais, si on ne peut rien faire, autant ne pas passer de temps dessus …).
Les sujets ont été ensuite les suivants :
Un vrai retour d’expérience, c’est vraiment appréciable. C’est le “plus” du format Barcamp, l’interaction autour d’un cas réel.
Quand Vincent Bouton, d’Altima, explique qu’un simple ajout de “en stock” sur une fiche produit de King Jouet permet un gain de 3% sur LE call to action, le bouton “Ajouter au panier”, on n’est plus dans la supputation, l’hypothèse. On est dans la vrai vie.
Quand Damien Selosse, de Pictime, annonce que quasiment toutes ses observation SEO-SEM lui permette de nous dire qu’un internaute arrivé via un moteur de recherche type Google, utilise plus le moteur interne du site que les autres, on imagine facilement l’interet pour un site dont le trafic est issu à 70 % de ce canal.
Quand Nicolas propose d’associer à la démarche d’analyse un angle “attitudinale”, en proposant notamment un questionnaire à l’internaute pour mieux le cerner, l’idée fausse “un questionnaire, c’est pénible, ça fait fuire l’internaute” est balayé par les chiffres : jusqu’à 50% de réponse si c’est bien fait (formulation de la question, …).
La réflexion “quel intérêt d’étudier les expressions de recherche sur le moteur interne qui ont donné lieu à une sortie de l’internaute”, lors de la présentation de Magali Morard, de e-maia Marketing suggère à Vincent d’Altima l’utilisation d’un dictionnaire de synonymes, supposant un coût technologique de mise en place élevé pour un gain pas évident.
Alors que moi, pour un e-commerçant de taille plus modeste, cela me suggère plutot une reflexion sur l’offre produit du commerçant. Renommer certains produits, voire intégrer de nouveaux produit. Si je vends du bio et que souvent, sur mon moteur de recherche interne , la recherche sur “Label Demeter” entraine la perte du visiteur, peut-être vais intégrer à mon offre quelques produits labellisé Demeter. Non ?
Ok, l’exemple est facile, mais les web analytics doivent engendrer des actions, et une action, ce n’est pas forcément de la modification technique, ou une campagne d’emailing de plus. C’est aussi une réflexion permanente sur le positionnement de la marque, du site, dans l’esprit des internautes, et sur l’utilisation du site. Comment suis je perçu ? qu’attends t-on de mon site ? Suis je clair quand je parle de moi ? Me suis-me correctement à la place de mon visiteur dans l’utilisation de mon site ?
En bref, une formule dont l’interaction permet l’échange, et l’échange, rien de tel pour avancer.
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